Bien choisir son fromage râpé

MDD vs. Emmental râpé Président

Au même titre que le classique Miranda Kerr vs. Scarlett Johansson, le débat autour du fromage râpé à privilégier dans la consommation de pâtes a alimenté bon nombre de discussions au sein de notre équipe de chroniqueurs. Les pâtes, ce plat incontournable de la vie de tous les jours. À consommer nature ou en sauce (bolognaise, pesto verde ou ricotta), avec un soupçon de parmesan et de fromage râpé, le tout arrosé d’un Coca-Cola millésimé. Mais quel fromage râpé adopter? Devant le choix pléthorique de possibilités qui s’offre aux consommateurs, il nous paraissait indispensable d’ouvrir le débat à ce sujet.

Vous l’aurez compris, pour en arriver là, nous ne roulons pas sur l’or et c’est donc avec beaucoup d’objectivité que nous accorderons le bénéfice de l’économie à cette bonne vieille MDD. La Marque de Distributeur, cette fille avec qui on est sorti en se disant : « elle est quand même pas mal ». Malheureusement, baiser après baiser, la relation s’est peu à peu brisée jusqu’à ne plus laisser aucun doute quant à sa viabilité. Car oui, la MDD est une pute. Mais bien pire que cela, les pro MDD sont des menteurs : non, ce n’est pas aussi bon que de la marque. À une époque où on lapide Bernard Tapie et où la réussite est une tare, manger économique devient presque hype. Et c’est définitivement là que le bât blesse ; car 8 minutes (cuisson Al Dente) après m’être brûlé en tentant un lâcher de Linguine depuis l’emballage jusque dans ma casserole remplie d’eau bouillante, j’ai ajouté très rapidement une poignée de fromage râpé MDD. Comme une marque, il a fondu. Comme une marque, il avait l’air appréciable. Quelle erreur. Un manque de goût qui déçoit à peu de choses près autant qu’une grenadine mal dosée.

Même expérience, cette fois-ci avec l’emmental râpé Président. Packaging impeccable (ouverture facile et refermable, sachet qui tient debout) et présentation léchée ont fait la différence et ce malgré un prix conséquent. Après la première bouchée, ce n’est pas le sentiment d’un baiser insipide qui vous viendra à l’esprit, oh non. Chaque fil de fromage amènera une pointe de goût et de bonheur dans ce plat si commun qu’il n’est finalement pas si dur d’enrichir.


13,20€ chez votre caviste Nicolas

 

 Si vous souhaitez embellir davantage ce met italien pour une occasion spéciale, nous vous conseillons un Chianti aux tanins veloutés. À servir chambré, entre 16 et 18°.

 


FF

On y était : Infinity Ink @ Social Club, Paris

Déboussolés par la mélodie enivrante du désormais incontournable « Infinity », c’est avec un mélange de curiosité et d’appréhension que nous nous sommes laissés tenter par leur présence derrière les platines du Social Club.

Après un warm-up impeccable d’Elize, Luca C a pris possession des platines en imposant son Macintosh sur le laptopstand. Formé par un DJ aux compétences techniques irréprochables (Luca C) et un chanteur adepte inconditionnel des effets réverbe et écho (Ali Love), Infinity Ink est un duo atypique.

Point culminant de la soirée : la diffusion du titre « Reverse Skydiving » du groupe Hot Natured (Infinity Ink, Jamie Jones, Lee Foss). Le duo a logiquement opté pour le remix de Shadow Child (en écoute ci-dessous), plus adapté que la version originale à l’esprit de leur dj set. On a un moment craint qu’Ali Love ne cherche à remplacer la voix de la déstabilisante Anabel Englund, aperçue à peine vêtue lors du festival « The Peacock Society ». Heureusement, il s’est contenté de s’immiscer par intermittence sans avoir de réel impact sur la qualité du titre.

Ali Love, parlons-en. Présent notamment sur les titres « Civilization » (Justice) et « Do it again » (The Chemical Brothers), on était en droit de s’attendre à des interventions vocales de choix. Il s’est pourtant contenté, lors de sa prestation, de lancer des « yeah », « ok », « come on ». Davantage préoccupé par la position de sa manche droite (au-dessus de l’épaule), il a laissé son partenaire gérer de bout en bout un set deep house propre et entraînant.

Leçon de style par Ali Love.

À noter, Ali Love s’est également illustré par des leçons de style assez décapantes. Sa vision du port du foulard nous a laissés de marbre. Et ce n’est pas sa généreuse bouteille de Jameson qui permettra de justifier ses écarts, une grande partie du public ayant eu le droit à une gorgée directement au goulot de ladite bouteille.

En définitive, Infinity Ink est une expérience intéressante. Deux regrets majeurs : le retour à un style plus lounge en fin de set, difficilement compréhensible après un enchaînement de titres plutôt offensifs ; et la performance d’Ali Love dont on aurait aisément pu se passer. Malgré cela, nous recommandons le duo, d’autant plus lorsqu’ils ont l’occasion de se produire avec les autres membres de Hot Natured (la touche Jamie Jones faisant nécessairement la différence).


MS